L'affaire du chien attaché à un crochet d'attelage et traîné derrière une voiture est de nouveau à l'ordre du jour.
PHOTO : Une marche silencieuse correspondant à l'itinéraire emprunté par le bourreau avec son chien martyr de trois ans.
Ces faits relatés dans notre journal dès le lendemain et les jours suivants ont eu lieu le samedi 12 juin 2010 à Origny-Sainte-Benoîte. Ce dalmatien était mort dans d'horribles souffrances.
L'auteur de ces actes, un habitant de Guise, salarié en cette ville avait été rapidement retrouvé et arrêté dès le lendemain sur les lieux de son délit. Jugé en comparution immédiate, il a été condamné à 6 mois de prison ferme mais est ressorti libre du tribunal.
Les réactions furent très nombreuses et plusieurs pétitions circulent encore sur le net. Des groupes se sont également créés.
A la mairie d'Origny-Sainte-Benoîte, les appels et mails sont arrivés en nombre pour demander des compléments d'informations. De nombreuses associations de protection animale ont pris contact avec le maire.
« J'ai effectivement reçu des courriers de personnes et j'en reçois encore notamment de la région parisienne. Certains croient que cet habitant travaillait en la commune. Hors non seulement il n'a jamais été domicilié en ma commune mais il n'y a jamais travaillé », explique l'élu.
Plus de 12 000 signatures
Nathalie Boulfani a été la première à réagir en mettant en place une pétition sous l'intitulé : « Justice sévère pour celui qui a traîné son chien derrière la voiture ».
Actuellement 8400 signatures ont été recueillies mais il faut ajouter deux autres groupes soit un peu plus 12.000 signatures au total. Le groupe le plus important sur le net rassemble 21.300 membres.
A la lecture de la liste des signataires on s'aperçoit que ce fait-divers a largement dépassé nos frontières.
On peut y trouver des pétitionnaires de la Guadeloupe, du Maroc, de Suisse, de Tunisie, d'Allemagne, Brésil, Roumanie, Canada etc. Trois mois après, l'affaire n'est pas close pour tous ces défenseurs des animaux et Nathalie Boulfani organise le dimanche 12 septembre une « Marche Blanche pour Lucky ».
Plusieurs centaines de personnes sont attendues à 14 heures de la place Lesur à Guise. Les manifestants rejoindront ensuite Origny-Sainte-Benoîte pour effectuer une marche silencieuse de trois kilomètres correspondant à l'itinéraire emprunté par le bourreau avec son chien martyr de trois ans. Une affiche a été spécialement réalisée pour annoncer cette marche.