Article du 07/09/2006
Coupes de queue, d'oreilles et de griffes :
Adoptées pour des raisons pratiques il y a de très nombreuses années, la coupe de la queue et des oreilles des chiens se pratiquait encore de nos jours, surtout dans un but esthétique. Mais ces habitudes ancestrales ont été récemment interdites par la loi dans certains pays, afin de préserver le bien-être de nos toutous de compagnie.
Coupe de queue et d’oreilles : pourquoi ?
Pour des raisons pratiques, nos ancêtres avaient coutume de couper la queue et/ou les oreilles de leurs amis canins. En effet, lorsqu’ils allaient à la chasse avec leur chien, la queue de ce dernier était exposée aux blessures lors de son passage dans les broussailles et les ronces. De plus, les chiens de combat ou les chiens gardiens de troupeau étaient moins vulnérables sans leurs oreilles, qui offraient une prise à leur adversaire ou aux loups tueurs de bétail.
A notre époque, le chien est le plus souvent un animal de compagnie à 100% et la nécessité de couper la queue ou les oreilles a disparu. Pourtant, ces pratiques sont entrées dans les mœurs et faisaient, jusqu’à leur interdiction, partie du standard de certaines races comme le beauceron, le briard et le doberman, entre autres, pour la coupe des oreilles, mais aussi le jack Russel, le bouvier des Flandres, le terrier irlandais, le rottweiler, le boxer et le braque, pour l’amputation de la queue. Munis de leur queue et de leurs oreilles, tous ces chiens ont aujourd’hui un air fort sympathique, mais certains amoureux de ces races ont des difficultés à s’habituer au nouvel aspect de leurs animaux.
Convention européenne pour le bien être des animaux
En 1987, le conseil de l’Europe a adopté une convention européenne pour la protection des animaux de compagnie. Depuis, de nombreux pays ont signé cette convention qui interdit, notamment, les interventions chirurgicales destinées à modifier l’apparence d’un animal de compagnie (comme la coupe des oreilles et l’amputation de la queue) et les interventions de convenances telles que l’ablation de griffes du chat et la section des cordes vocales du chien. C’est ainsi qu’en Belgique, il est interdit de couper les oreilles des chiens depuis 1er octobre 2001. La coupe de la queue est quant à elle interdite depuis le 1er janvier 2006. En France, depuis 2004, la coupe des oreilles est interdite mais la coupe de queue reste autorisée.
Conséquences
Aujourd’hui, dans de nombreux pays européens (Autriche, Chypre, Grèce, Norvège, Suède, Allemagne, Suisse et Belgique...), il est interdit de mutiler un chien ou un chat pour des raisons esthétiques et/ou non curatives. Ceci constitue une avancée dans le domaine du bien- être animal, même s’il n’est pas facile pour certains de s’accoutumer à la nouvelle apparence de leur race favorite. En pratique, les chiens aux oreilles (ou aux queues selon les pays) coupées après les dates d’interdiction ne pourront participer aux concours et expositions canins. Ils ne pourront être ni vendus, ni échangés, ni offerts et ce, quel que soit le pays où l’intervention a été pratiquée et quelle que soit la nationalité du propriétaire du chien.
06/09/2006
Anne Pensis, vétérinaire
| Odile F. le 2009-11-30 a écrit : |
| | Dans certains pays, l'excision ou autres mutilations sur des être humains sont pratiquées, c'est la "tradition", il faudrait donc que cela continue ? Il y a quand même des traditions qui gagnent à disparaitre ... Je veux acquérir un Bouvier des Flandres et pour celà je vais devoir aller en Belgique, les éleveurs en France acceptent de ne pas couper la queue à un de leurs chiot, mais je ne vois pas comment choisir un chiot avant ses 3 jours (caractère). J'ai aussi un beauceron, j'avoue qu'à la base je préfèrais le look oreilles coupées, et puis finalement on s'y fait très bien, certaines races se rapprochent d'autres, on prend mon beauceron pour un gros Braque noir, et on prendra mon Bouvier pour un Briard, ils ont tous l'air plus sympas, je comprends les puristes mais les temps changent ... | |
| Jess le 2009-11-20 a écrit : |
| | Je suis entièrement d'accord.
Moi-même étant possesseur d'un doberman aujourd'hui âgé de dix ans, aux oreilles coupées, je trouve que respecter la tradition et la conformité physique précise du modèle de départ est d'une importance capitale, afin que l'histoire des races canines soit préservée. | |
| Wie Geht's le 2009-05-23 a écrit : |
| | Depuis l'année dernière, une dérogation permet de présenter les chiens aux oreilles coupées et à la queue écourtée avec à l'appui une dérogation d'un vétèrinaire spécifiant que l'opération a été effectuée de manière curative.
Je suis pour le maintien de ces pratiques et fait parties des personnes déplorants leurs interdictions. En effet, ces opérations font parties, qu'on le veuille où non de l'Histoire de bien des races canines. Et voir les standards modifiés tout cela pour satisfaire les biens pensants des associations animalières et en plus "d'uniformiser la législation européenne" est déplorables.
Après, chacun fait ce qu'il veut, mais ce que j'en pense, c'est que la loi aurait dû permettre à chacun de laisser où pas son chien "au naturel" ou pas... | |